Coronavirus : les particules fines ont-elles accéléré la propagation du virus ?

Les particules fines en suspension dans l’air ont-elles accéléré la propagation du Covid-19 dans le nord de l’Italie ? Cette hypothèse qui peut surprendre de prime abord a été émise par des chercheurs italiens. Ces derniers ont en effet établi un lien entre les pics de pollution de février et la propagation du coronavirus de l’autre côté des Alpes.

La propagation du coronavirus accélérée par la pollution atmosphérique ?

En Italie du Sud, la contamination de la population a suivi le modèle de transmission propre au Covid-19. Sans surprise, c’est le contact entre les personnes qui a permis au virus d’infecter un grand nombre d’Italiens. Mais dans le nord, la partie la plus industrialisée du pays, cette propagation a littéralement surpris tout le monde en raison de son importance et de sa rapidité.

Or, les particules fines qui résultent en grande partie de l’activité humaine peuvent jouer un rôle dans la propagation de certains virus. C’est tout du moins ce que pensent douze scientifiques en ce qui concerne le Covid-19. Ceux-ci ont en effet constaté que lors des épisodes de pollution atmosphérique, un plus grand nombre de leurs compatriotes sont tombés malades.

Une possible agrégation entre coronavirus et particules fines

Le virus venu de Wuhang en Chine se transmet par contact direct avec un malade, mais également via les gouttelettes respiratoires lorsque la personne contaminée tousse. Pour les scientifiques, il n’est pas improbable qu’en cas de pic de pollution de l’air, ces mêmes gouttelettes viennent s’agglomérer aux particules fines. Le virus pourrait alors voyager plus loin et infecter plus rapidement la population.

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Cette hypothèse a suscité de nombreuses réactions au sein de la communauté scientifique. Toujours est-il que, si elle n’a pas pu être démontrée à ce jour, elle n’en reste pas moins plausible. Et pour cause puisqu’un tel cas de figure est connu. Ainsi, on a déjà de nombreux exemples de virus, de bactéries ou encore d’aérosols s’agrégeant à la pollution de l’air. La grippe aviaire H1N1 est l’un de ces exemples les plus récents.

Les limites de la science actuelle

Toutefois, personne n’a pu apporter la preuve que les particules fines ont joué le moindre rôle dans l’épidémie de Covid-19 en Italie. Cela ne signifie donc pas que ce n’est pas le cas, mais les connaissances en matière de propagation des virus dans l’atmosphère sont encore très limitées. Il y a eu en effet peu d’études dans ce sens, et les rares qui ont été menées n’ont pas été concluantes.

Par ailleurs, il y a une autre inconnue dans cette hypothèse, et elle est de taille. La durée de vie du ce virus dans l’air. Si celle-ci n’est que de quelques heures comme on le pense pour le moment, la probabilité que les particules fines aient contribué à sa propagation est très faible. En revanche, si la durée de vie est plus longue, les chances de contamination sont nettement plus importantes.

Pour le moment, la meilleure protection qui soit est de respecter le confinement, de porter un masque de protection individuel si nécessaire (gare aux arnaques !), des gants et de bien adopter les gestes barrière.

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