Covid-19 : peut-on être contaminé par les pets ?

Extrêmement contagieux, le Covid-19 se transmet d’une personne à une autre, principalement par contact et par les voies respiratoires. Ce sont essentiellement les fluides comme la salive ou les sécrétions nasales qui sont vecteurs de ce virus apparu en Chine.

Mais qu’en est-il des flatulences ? Ces gaz produits par nos intestins et qui contiennent de très nombreuses bactéries peuvent-il également participer à la propagation du coronavirus ?

Une expérience pour mettre en évidence le risque de contamination

Une personne infectée par le Covid-19 qui pète dans une rame de métro peut-elle contaminer tous les voyageurs situés à proximité ? Présentée comme cela, cette question prête à sourire.
Pourtant, cette interrogation est loin d’être loufoque. D’ailleurs, le scientifique australien Luke Tennent s’est très sérieusement penché sur la question.

En effet, chaque humain pète de 10 à 20 fois par jour. Cela représente en moyenne de 0,5 litre à 2 litres de flatulences. Or, sachant que ces gaz intestinaux sont produits en même temps que les selles et que celles-ci renferment quantité de germes, bactéries et autres virus, il est légitime de se poser la question d’une éventuelle transmission par ce biais.

Pour vérifier son hypothèse, Luke Tennent a déterminé un protocole bien précis. Il a constitué trois lots de boîtes de Pétri :

  • le lot n°1 : stérile, il n’est soumis à aucun gaz intestinal. Il s’agit du lot témoin ;
  • le lot n°2 : un des collègues du scientifique pète à quelques centimètres des boîtes à travers son pantalon ;
  • le lot n°3 : la même opération est effectuée, mais sans le pantalon cette fois.
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Le tout en stocké pendant 12 heures. Au terme de ce laps de temps, les résultats sont :

  • lot n°1 : absence de contamination ;
  • lot n°2 : absence de contamination ;
  • lot n°3 : une importante prolifération des germes et bactéries en tous genres est constatée.

Les gaz intestinaux peuvent-ils transmettre le coronavirus ?

Les résultats de cette première expérience sont sans équivoque. Les gaz intestinaux peuvent donc être un vecteur possible de certaines maladies.

Toutefois, avant de paniquer, il faut souligner que :

  • les habits semblent jouer le rôle de filtre. En effet, il n’est pas constaté un développement de germes dans le lot n°2. C’est donc bien le tissu qui fait barrière en bloquant les particules infectieuses ;
  • cette étude ne porte en rien sur le Covid-19. Elle met en évidence le fait qu’une transmission est envisageable, sans démontrer toutefois que c’est le cas pour le coronavirus.

Pour se protéger de la pandémie actuelle, il faut donc :

Soulignons pour être totalement transparent que le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention ou CDC) est moins catégorique. En effet, cette agence fédérale des États-Unis incite à la prudence en indiquant qu’un risque de contamination peut exister si on est en présence d’une personne présentant des flatulences anormales en quantité.

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