Bois de chauffage : comment bien le choisir

Comme plus de la moitié des propriétaires de maisons individuelles, vous disposez d’un chauffage bois en appoint. Mais savez-vous comme réduire votre facture en choisissant au mieux vos bûches ?
Taux d’humidité, essences ou circuit à privilégier, faisons le point à la veille de la période hivernale.

Choisir son appareil de chauffage au bois

Quand l’homme n’avait encore sur le dos que des peaux de bête et qu’il découvrit le feu, ce fut une grande évolution. Durant des siècles, ce fut l’unique moyen de se chauffer et de cuisiner. Et au diable le rendement, puisque le bois était alors une ressource facile à trouver et, la plupart du temps, gratuite.

Aujourd’hui, même s’il est particulièrement romantique, le traditionnel feu de cheminée a été abandonné au profit de poêles nettement plus efficaces. On est ainsi passé de 10% de rendement à 70%, ce qui signifie que pour une même quantité de bois, on obtient sept fois plus de chaleur.

Il est même possible d’aller au-delà de 70% et de flirter avec les 95% en optant pour des appareils de chauffage utilisant des granulés de bois. Bien évidemment, on perd le charme de la bûche qui brûle, mais on gagne considérablement sur la facture énergétique. Une question de choix donc.

Quels critères pour un bon bois de chauffage ?

Petites annonces de bois de chauffage : prudence !

Qui n’a jamais été tenté d’acheter du bois directement de particulier à particulier ? Bien moins cher en apparence, le bois que l’on trouve sur les petites annonces est en réalité souvent bien moins intéressant.
Insuffisamment sec, mélange d’essences, le résultat est une surconsommation de bois énergie pour parvenir au même confort pour les occupants de la maison. En plus d’un rendement en baisse, un appareil domestique de chauffage au bois dans lequel on brûle des bûches humides peut très rapidement s’encrasser et nécessiter un ramonage des conduits.

Il est ainsi préférable de s’adresser à un professionnel près de chez soi. Il y en a partout en France, que ce soit dans les Yvelines, dans le Finistère ou dans le Var. Toutefois, rien ne vous empêche de vous assurer de la bonne qualité de la marchandise que l’on vous propose en vous reposant les deux critères essentiels que sont le taux d’humidité et l’essence.

Le taux d’humidité

Le pouvoir calorifique du bois, c’est-à-dire, la quantité de chaleur libérée lors de sa combustion, est avant tout fonction de sa teneur en eau.
Ainsi, une bûche de feuillu a un pouvoir calorifique inférieur (PCI) :

  • 3915 kW/h/t pour un taux d’humidité de 20%
  • 3339 kW/h/t pour un taux d’humidité de 30%
  • 1898 kW/h/t pour un taux d’humidité de 50%.

Un arbre fraîchement abattu contient jusqu’à 55% d’eau. Le bois nécessite alors impérativement un temps de séchage d’au moins un an, et idéalement de deux ou trois ans.
Il est considéré prêt à la combustion quant il contient moins de 20% d’humidité. Au-delà, un temps de séchage supplémentaire dans un endroit abrité et ventilé est obligatoire.

Les essences

Outre le taux d’humidité, il est également important de bien choisir les essences du bois qui doit être issu uniquement de feuillus. Les résineux (sapin, pin, mélèze, etc) sont à proscrire car ils montent rapidement en température, ont un rendement peu intéressant et encrassent les appareils et les conduits.

Les feuillus sont classés en deux groupes :

  • G1 : chêne, charme, hêtre, frêne, érable : la combustion de ces essences est la plus régulière et celle qui offre les meilleurs rendements.
  • G2 : noyer, châtaignier, bouleau, merisier, acacia, noyer, arbres fruitiers.

Le peuplier, l’aulne, le saule ou le tilleul par exemple peuvent être employés pour l’allumage.

L’origine

Sur le marché français, vous trouverez essentiellement du bois de chauffage produit dans les forêts tricolores, mais également en provenance d’autres pays de la Communauté Européenne.

Choisir un produit local plutôt que provenant de l’autre bout du Vieux Continent permet:

  • de réduire l’impact sur l’environnement en réduisant le transport
  • de préserver de nombreux emplois dans un secteur fragile.

Bien évidemment, contrairement au taux d’humidité et à l’essence, privilégier un bois issus de forêts gérées de manière durable en France n’aura aucune incidence sur votre facture énergétique.

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