Ces redoutables maladies transmises par les moustiques en France

Qui n’a jamais eu affaire à un moustique ? Probablement personne car les moustiques se rencontrent partout à l’exception du continent Antarctique. Les soirs d’été, ils sont si nombreux et voraces que leurs piqûres sont souvent inévitables. Ces insectes sont gênants allant jusqu’à gâcher des vacances. Mais sachez que les piqûres de moustiques ne donnent pas que des boutons.

Un petit point sur la vie des moustiques

Les entomologistes connaissent plus de 3500 espèces de moustiques. Et il est probable que d’autres restent à découvrir. En France, 67 espèces sont à présent recensées. Certaines espèces sont natives, mais d’autres ont été introduites par l’homme. Le réchauffement climatique et les transports jouent en la faveur de ces espèces invasives comme le moustique tigre.

Les moustiques sont proches des mouches et ils appartiennent comme elles à l’ordre des diptères. Curieusement, l’alimentation de base des moustiques adultes est le nectar des fleurs. Et seules les femelles étendent leur habitudes alimentaires en prélevant du sang. Les mâles ne viendront jamais vous ennuyer. De toute façon et ils sont pas équipés d’une trompe assez rigide pour percer votre peau.

Certains moustiques ont une préférence pour les oiseaux, d’autres pour les mammifères. Il en existe même qui s’attaquent aux batraciens et autres vertébrés à sang froid. Le moustique tigre par exemple peut se nourrir aussi bien du sang des reptiles que de celui des oiseaux. Mais c’est le sang humain qu’il préfère à tous les autres.

Cette ponction de sang est nécessaire pour que la femelle moustique puisse maturer ses oeufs. Après quelques jours passés à digérer, elle ira pondre entre 50 et 200 oeufs dans un point d’eau stagnante. Après quelques jours, une nouvelle génération de moustiques sortira de l’eau. La boucle est bouclée.

Ne faut pas confondre moustique et cousin (tipule)

Tout ce qui ressemble à un moustique n’en est pas forcément un. Profitons de l’occasion pour rendre justice au cousin, également nommé tipule. Cet insecte de grande taille est nommé par les anglophones « crane fly ». Crane signifie « grue ». En regardant ses longues pattes ne lui trouvez-vous un peu de ressemblance avec ces oiseaux?

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Tipule, cousin du moustique

Contrairement au moustique, le cousin est totalement inoffensif. En effet, la femelle du cousin ne pique pas. Ces insectes se nourrissent seulement de nectar et ne viendront pas bourdonner à vos oreilles.

Pourquoi faut-il se méfier des moustiques ?

Les piqûres de moustique ne donnent pas simplement des boutons. Les démangeaisons qu’elles causent ne sont rien par rapport aux maladies qu’elles sont capables de transmettre. En effet, certaines espèces de moustiques sont vectrices de maladies pouvant être graves.

Quelles sont les maladies transmises par ces insectes nuisibles ?

Les maladies les plus tristement célèbres sont le paludisme et la fièvre jaune. Bien moins médiatisées que le coronavirus (Covid-19) qui impacte toute la planète, elles tuent pourtant chaque année des centaines de milliers de personne à travers le monde. Celles-ci ne sont pas présentes en France métropolitaine.

Mais certaines maladies arboviroses ont fait leur apparition en métropole à cause des moustiques tigres:

  • chikungunya
  • dengue
  • zika
  • fièvre du Nil occidental

Bien souvent ces maladies virales causent seulement des fièvres peu élevées. Voire aucun symptôme. Mais les personnes âgées et les jeunes enfants sont plus susceptibles de développer des symptômes plus inconfortables.

En France, les premiers cas autochtones de chikungunya et de dengue ont été rencontre en 2010. Et en octobre 2019, le premier cas autochtone de Zika a été diagnostiqué à Hyères-les-Palmiers dans le département du Var. Ces trois maladies virales sont transmises par la piqûre du moustique tigre (lien vers l’article moustique tigre). Qui rappelons est une espèce invasive originaire d’Asie du sud-est.

Bien entendu, nos moustiques natifs ne sont pas en reste. Le moustique commun (Culex pipiens) est responsable de la transmission du virus du Nil occidental. Et on lui doit aussi la transmission à l’homme du virus Usutu.

De nouveaux cas autochtones sont à redouter

Durant les vingt dernières années, l’incidence des maladies transmises par les moustiques a augmenté de 10% dans les pays d’Amérique du Nord et d’Europe. La situation sanitaire en France métropolitaine n’est pas prêt de s’améliorer. Bien que l’état et les départements mobilisent des moyens importants pour enrayer la prolifération de ces vecteurs. Le moustique tigre est maintenant bien installé dans de nombreuses régions de notre pays et son éradication est sans doute impossible.

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Il est donc important de changer ses propres habitudes lorsque l’on vit dans une zone infectée par les moustiques. En particulier dans le sud-est de la France où la plupart des cas de maladie transmises par ces insectes ont été enregistrés.

Comment se protéger des moustiques ?

Les moustiques sont des ennemies très difficiles à combattre et il faudra concentrer vos actions sur deux points essentiels :

  • protégez-vous de leurs piqûres. Portez des vêtements couvrants qui couvrent les bras et les jambes. Dormez sous une moustiquaire. Celle-ci est particulièrement efficace et son emploi est préférable aux diffuseurs d’insecticide.
  • trouvez les gîtes larvaires des moustiques. C’est-à-dire les endroits où les moustiques femelles iront pondre leurs oeufs. Les plus petits récipients laissés à l’extérieur peuvent devenir les « berceaux » de centaines voire de milliers d’insectes. Ces points d’eau doivent être supprimés. Les bassins d’agrément seront peuplés de poissons prédateurs comme les poissons rouges et bénéficieront d’une bonne filtration afin de limiter la population de larves.

La capture des insectes adultes au moyen de pièges à phéromones donne aussi de bons résultats. Ces dispositifs diffusent des molécules qui attirent les femelles à la recherche d’un hôte. L’attraction se fait à plusieurs dizaines de mètres de distance. Les pièges à phéromones attirent puis aspirent les insectes et les gardent captif. Un moustique adulte capturé ne piquera plus. Mais surtout il ne pondra plus.

La lutte contre les moustiques est nécessaire afin d’éviter que des épidémies de dengue ou de chikungunya n’aient lieu dans notre pays comme c’est le cas dans des régions tropicales. Mais en plus de mobiliser des efforts personnels il faudra collaborer avec votre voisinage et votre mairie pour obtenir de bons résultats. La lutte contre les moustiques est une action citoyenne mais aussi collective.

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