Nutella (de nouveau) accusé d’être cancérigène

La pâte à tartiner la plus consommée des Français, le Nutella, est (de nouveau) dans le collimateur de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). En cause, l’huile de palme qui entre en grande partie dans la composition du produit phare de Ferrero.

L’huile de palme : potentiellement cancérigène

La culture de l’huile de palme est régulièrement montrée du doigt en raison de la déforestation massive qu’elle entraîne dans certains coins du globe, en particulier en Asie. Travail des enfants, exploitation des travailleurs, massacre des grands singes, forêts dévastées à perte de vue à l’aide d’engins gigantesques ou avec la technique du brûlis, la plantation à grande échelle de palmiers à huile est un désastre à bien des égards.

A cette longue liste d’impacts négatifs, faut-il en plus ajouter le fait que l’huile de palme soit un cancérigène potentiel ? C’est tout du moins que soupçonne l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Celle-ci n’a toutefois pas émis d’avis défavorable quant à la consommation humaine d’huile de palme, tout comme l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) qui a toutefois abouti aux mêmes conclusions.

Pour en avoir le cœur net, Bruxelles a donc décidé de lancer de nouveaux tests scientifiques qui permettront de savoir si oui ou non, donner du Nutella à ses enfants le matin, c’est prendre le risque qu’ils développent un cancer.

Ferrero contre-attaque

Chez Ferrero, le fabricant du fameux Nutella, c’est le branle-bas de combat. Il faut dire que les Français sont les plus gros consommateurs de cette pâte à tartiner et qu’en Italie, sur les 8 premiers mois de l’année, les ventes ont baissé de 3%. La faute aux marques concurrentes n’utilisant pas d’huile de palme et qui le font largement savoir affirme-t-on du côté du fabricant italien.

Pas question donc que l’avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) concernant une possible relation entre le développement de certains cancers et la consommation d’huile de palme vienne en plus effrayer ses plus gros consommateurs, les Français. Du coup, en Italie, Ferrero contre-attaque au travers d’une vaste campagne de communication visant à redorer l’image du produit. Le fabricant dénonce « une campagne injuste de dénigrement » de l’huile végétale et assure que cet ingrédient est indispensable pour l’onctuosité du Nutella.

Il faut dire que l’industriel joue gros car la seule commercialisation de cette pâte à tartiner à travers le monde représente 20% de ses ventes. Remplacer les 185 000 tonnes d’huile de palme que Ferrero utilise tous les ans engendrerait un surcoût considérable de l’ordre de 8 à 22 millions de dollars.

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